Famille BANUS

La Famille Banus habite en Lorraine depuis 1816 date à laquelle Jacob Pannus ou Jacques Pannus ( ce patronyme devient définitivement Banus à partir de 1862) ancien militaire Polonais du 7ème Régiment de Chevau-Léger-Lanciers Polonais au service de la France ( Napoléon 1er) fait partie des 600 soldats polonais restés en France pour ne pas être enrôlés dans l'armée Russe au retour dans son pays , se marie à Berthelming (57930 ) le 14 octobre 1816 .

( voir blog :https://jackyray45.wixsite.com/7rgt-uhlans-polonais

Son petit-fils Charles Banus et son épouse Joséphine Héry  habite au début 1900 à Sarreboug (57400),ils auront huit enfants entre 1900 et 1911, Charles décède le 20 décembre 1913 à Niderviller (57116)  , le 1er août 1914 les enfants sont âgés entre 3 et 14 ans , donc aucun membre de cette famille servira dans l'armée allemande . 

 

 

 

 

 

Il est bon de rappeler que l’Alsace-Lorraine fut un champ de bataille important en août 1914 avec des offensives françaises qui permirent de conquérir temporairement Sarrebourg pour la Lorraine ainsi que Colmar et Mulhouse en Alsace. Toutefois début septembre le front est quasiment stabilisé dans la région pour toute la durée de la Première Guerre mondiale, avec une occupation allemande de la partie du département des Vosges au nord de Saint-Dié et une présence française maintenue autour de Thann, Masevaux et Dannemarie.  

Dans l’étude de la Première Guerre mondiale en France, les soldats alsaciens-lorrains tiennent une place particulière. Contrairement aux soldats des autres régions, ils ont en effet combattu en grande majorité dans le camp adverse, au sein de l’armée allemande, avant de devenir français après 1918. Un siècle plus tard, cette singularité a largement été oubliée du grand public, et fondue dans la figure nationale du poilu. Quand ce n’est pas le cas, on s’en souvient encore comme d’hommes contraints de porter l’uniforme allemand pour combattre leur patrie de cœur, la France.

Un sentiment d'abandon, on peut le retrouver dès le traité de Francfort à la fin de la guerre de 1870-71, lorsque l'Alsace et une partie de la Lorraine sont cédées à la Prusse (fondatrice de l'Empire allemand proclamé en 1871) : cette cession est actée par l'Assemblée nationale française réunie à Bordeaux. Les députés d'Alsace-Lorraine s'y déplacent pour faire entendre leur désapprobation et quittent la séance en signe de protestation, mais restent en France et abandonnent leurs administrés à leur sort. Il faut rappeler que ce traité de droit international n'a pas été réalisé sous la contrainte : les députés français ont voté démocratiquement la cession de ces territoires, qui a été reconnue à l'époque par toutes les puissances européennes. La population d'Alsace-Lorraine n'a jamais demandée à être prise au piège, elle mérite d'être reconnue dans les choix qui se sont imposés à elle. Ces soldats n'étaient pas des Malgré-Nous, sauf bien sûr si l'on donne à cette dénomination une autre réalité, plus grande : celle de tous ces paysans, commerçants et autres citoyens de France ou d'Allemagne, enrôlés dans l'armée pour mener une guerre sans forcément l'avoir voulue.

   

 

  • Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine
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